City Break à Zagreb
- Emeline & Victor

- 1 nov. 2021
- 4 min de lecture
Vendredi 22 octobre 2021 - Samedi 23 octobre 2021
Aujourd’hui nous partons découvrir la Croatie, en commençant par sa capitale : Zagreb. Le trajet en bus n’a pas été reposant : 30 minutes de retard au départ de Ljubljana, puis trois contrôles sur la route (l’un par la douane Slovénienne à une station-service, un autre à la frontière et un dernier à la frontière Croate).
Lorsque nous arrivons à Zagreb, nous sommes plutôt contents, nous avons seulement 30 minutes à marcher pour atteindre l’auberge que nous avons réservée pour deux nuits. Mais c’est la surprise, notre réservation n’a pas été enregistrée ! Le site que nous avons utilisé (hostleclub) n’est pas relié au gestionnaire de l’auberge et l’acompte de 6 euros que nous avons versé n’a jamais été reçu. En plus de ça, l’auberge est complète, on ne peut pas dormir ici cette nuit.
Après plusieurs minutes de discussion, quelques coups de téléphone de la standardiste et nous voilà sauvés : une auberge partenaire accepte de nous loger, nous n’aurons pas à payer l’acompte, seulement le montant indiqué dans notre (fausse) réservation. Cette solution nous paraît vraiment acceptable, on saute sur l’occasion. On découvrira quelques minutes plus tard que l’auberge en question est un « party hostel », c’est-à-dire un lieu où les occupants font la fête une bonne partie de la nuit. L’avantage c’est que ça nous a permis de rencontrer des gens de toutes les nationalités (australien, espagnol, péruvien et même des français (avec qui ont a appris un nouveau jeu très sympa). L’inconvénient est qu’on a très mal dormi, ce qui n’aurait pas été un problème si nous n’avions pas dormi les trois nuits précédentes dans la voiture ! Autre point positif : les locaux étaient très bien décorés (quelques photos juste en dessous).
Le lendemain, nous partons à la découverte de la ville en commençant par une visite guidée. C’est idéal pour faire connaissance avec les environs et le mode de vie des Croates. Géographiquement, Zagreb s’étend à cheval sur deux collines. A l’époque, il y avait la colline des riches et celle des pauvres. La légende dit qu’ils se sont tellement affrontés que la rivière qui les séparait est devenue rouge sang. Le pont sur lequel ont eu lieu les batailles fut renommé le « bloody bridge » (en français, le pont ensanglanté). Aujourd’hui, le pont n’existe plus. Seule une rue à l’emplacement de l’ancienne rivière témoigne de ce passé tumultueux. C’est aussi dans cette rue qu’on trouve les meilleurs restaurants de la ville.
À Zagreb aussi, les échafaudages sont de sortie : la Croatie a subi un tremblement de terre très violent en décembre 2020 (magnitude de 6,4). Zagreb en conserve de lourdes séquelles : beaucoup de monuments se sont partiellement effondrés et sont encore en reconstruction.
L’église Saint-Marc et ses rues adjacentes sont fermées. Il y a une semaine, un policier s’est fait tiré dessus dans les environs. Évidemment, la piste de l’attaque terroriste a tout de suite été privilégiée. Finalement, c’était un crime passionnel : le policier avait eu une relation avec une femme mariée. Devinez qui est le tireur ? Ça n’a malheureusement pas suffi aux autorités pour rouvrir le site. Pas très romantique, n’est-ce-pas ?
En parlant de romantisme, le guide nous amène dans une rue où toute la vie d’un couple peut y être résumée. Au coin de la rue, des lampadaires au gaz que les agents de la ville viennent allumer tous les soirs. Prisé des amoureux, c’est l’endroit où on déclare sa flamme et on s’embrasse (dans le meilleur des cas). A gauche, l’église de Saint Catherine est idéale pour se marier. En face, on découvre le musée où bien des relations se terminent : le musée des relations rompues (si si, ça existe ! Les statistiques disent que c’est le musée le plus visité de Zagreb, même si la municipalité ne veut pas le reconnaître).
En dehors de ça, Zagreb est une ville où l’amour est central, en témoigne le souvenir le plus typique que l’on peut offrir. Un petit cœur rouge joliment décoré avec un miroir en son centre. Tous les habitants de la ville en possèdent au moins un et il accompagne très souvent les festivités de Noël. C’était un boulanger, qui voulant déclarer sa flamme à l’élue de son cœur, a eu l’idée de cuisiner un pain en forme de cœur, qu’il a peint en rouge. Et pour être sûr que la jeune femme ne se méprenne pas sur le message, il a collé un petit miroir au centre du cœur et lui a dit : « la personne que tu vois dans ce miroir est la personne qui sera à jamais dans mon cœur ».
Après cette visite guidée, nous déjeunons dans la rue du « pont ensanglanté ». Au déjeuner, ce midi, une sorte de gratin/lasagne typique de la région. Ça sera aux truffes pour Victor et aux myrtilles pour moi. Pour digérer, nous nous promenons dans les espaces verts qui entourent la ville et qu’on appelle le « horse shoe » (fer à cheval), en raison de sa forme en « U ». Nous découvrons également les tunnels qui traversent le sous-sol de la ville et qui étaient utilisés par les habitants pour se proteger des bombardements durant la guerre.
A la nuit tombée, nous nous arrêtons dans un bar, où Victor peut goûter la bière locale et moi le vin de la région. Et c’est de nouveau une nuit mouvementée qui nous attend à l’auberge.




















































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