Découverte d’Istanbul, la ville entre deux continents
- Emeline & Victor

- 9 janv. 2022
- 6 min de lecture
Du mardi 07 décembre 2021 au jeudi 09 décembre 2021
Après avoir passé un peu plus de deux mois sur les routes, nous sommes excités à l’idée de rejoindre la Turquie, qui marque notre passage vers le continent asiatique.
Le bus de nuit depuis Burgas vers Istanbul est très confortable, à l’image de l’ensemble des bus turcs, ce qui ne nous empêche pas d’avoir mal aux lombaires. Pour la première fois, un service de boissons (café, thé et eau distribuée dans des petits pots en plastique) et de snacks est fourni à bord. Le personnel nous fournit également du gel hydroalcoolique après chaque pause. On arrive à la gare routière d’Istanbul vers 6h du matin.
Pour rejoindre le centre-ville, nous avons besoin de prendre les transports en commun. Les tickets à l’unité n’existent pas, nous devons acheter une carte de transport qu’on active sur un site internet. C’est l’une des premières fois que notre “HES Code”, indispensable pour rentrer sur le territoire turc nous sert, mais c’est loin d’être la dernière ! En effet, il nous sera nécessaire pour réserver l’intégralité de nos logements et de nos transports en Turquie. C’est le système turc d’enregistrement des déplacements des individus qui a été mis en place en raison de l’épidémie de COVID-19.
Nous arrivons à l’hôtel vers 7 heures, bien avant l’heure du check-in, dans l’espoir d’y laisser nos sacs à dos. Et nous nous rendons dans un café pour nous reposer et nous restaurer. Victor en profite pour faire un tour chez le coiffeur/barbier.
Aux alentours de 11 heures, nous nous dirigeons vers le centre-ville pour assister à la visite guidée d’Istanbul. La guide est hyper dynamique et son afflux verbal est difficile à suivre, il faut dire que la fatigue n’aide pas.
Comme toujours, la visite guidée nous permet d’appréhender les monuments les plus importants de la ville, et de les remettre dans leur contexte historique. Ainsi, on en apprend plus sur l’histoire de la ville, sur Ayasofia et Blue mosquée, sur le palais Topkapi, sur l’ancien hippodrome et ses obélisques, etc.
Instanbul est la plus grande ville de Turquie et l’une des plus grandes villes d’Europe. Elle a d’ailleurs été successivement la capitale de l’empire Romain et celle de l’empire Ottoman. Nommée à l’origine Byzance à sa création, en 667 avant J.C. ; puis Constantinople en 330 par l’empire Byzantin, elle prend son nom actuel en 1930, après la fondation de la république de Turquie en 1923 par Mustafa Kemal Attatürk, qui deviendra le premier président turc.
En plus des modifications d’appellation, Istanbul connaît également de fortes perturbations culturelles et religieuses au cours de son histoire. En 1453, la ville sous domination byzantine, est conquise par les ottomans, et passe alors d’une religion chrétienne orthodoxe à une religion islamique. Certaines églises sont alors transformées en mosquées, Sainte-Sophie étant la représentation même de ces transformations.
En début d’après-midi, nous déjeunons dans un restaurant où nous dégustons des spécialités turques et, pour la première fois, un jus de grenade frais (ce qui deviendra par la suite l’une de nos habitudes en Turquie).
Pour continuer notre journée, nous visitons une autre mosquée, l’une des plus grandes d’Istanbul. Puis nous retournons tranquillement à notre hôtel, pour faire trois quarts d’heure de sieste avant de repartir pour la soirée.
On rejoint Marc et Victorien pour nous rendre dans l’un des plus typiques et incontournables lieux turcs : le hammam. Celui dans lequel nous nous rendons est petit, il n’y a pas de lieux réservés aux femmes. Le gérant nous explique que le jour des femmes, c’est le lundi, les autres jours étant réservés aux hommes. Il n’est donc pas possible pour moi, seule fille du groupe, d’accéder aux installations aujourd’hui. Le gérant nous propose une autre solution, celle de payer un peu plus cher afin de privatiser l’intégralité du lieu. A cette condition, il sera possible pour moi de rentrer en compagnie de Victor, Marc et Victorien. Pour 10€ par personne, nous avons le droit au sauna, hammam et piscine, ainsi qu’un gommage de tout le corps et d’un massage. La séance de gommage/massage commence par un écoulement d’eau, tout d’abord tiède puis de plus en plus froide sur le visage et le corps. Vient ensuite le gommage avec un gant exfoliant. Après ça, le masseur utilise une taie d’oreiller pour recouvrir le corps de mousse et commence alors le massage de 15 minutes, ce qui est plutôt court, mais tout à fait acceptable car hyper-efficace. Le tout, accompagné des chants des deux masseurs.
Quand on sort du hammam, il est plus de 22 heures et la douleur que nous avions aux lombaires a totalement disparu. On se sent régénéré et apaisé ; fin prêt pour le meze qui nous attend ! Le meze est une sélection de plusieurs petits plats typiques turcs qui sont mis au centre de la table pour ensuite être partagés.
Nous utilisons un taxi collectif pour rentrer à l’hôtel. Il s’agit de mini-van, transportant plusieurs passagers et réalisant une route pré-définie. A vous de demander au chauffeur de taxi de s’arrêter quand vous êtes au plus près de votre destination.
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Le lendemain midi, nous dégustons des moules farcies aux crevettes (les moules farcies sont l’une des spécialités d’Istanbul) et des jus frais (carotte pour Victor, grenade pour moi) en guise de petit-déjeuner.
On se dirige ensuite vers la tour Galata qu’on voit de l’extérieur. L’un des intérêts de cette tour est la vue de la ville une fois à son sommet. Mais nous préférons l’un des conseils que la guide nous a donné hier : nous nous rendons juste en face, sur le roof top de l’hôtel Anemon, où nous commandons à boire et observons la vue (l’avantage c’est que d’ici, on voit aussi la tour Galata).
On rejoint le bord de mer en passant par le quartier, très vivant et haut en couleur, de Karakoy. Des hommes cuisinent des sandwichs aux maquereaux sur des barquettes en polystyrène. L’installation semble sommaire, mais les sandwichs ont l’air tellement bons qu’on a tout de suite envie d’y goûter ! Nous n’avons d’ailleurs pas trouvé meilleurs sandwichs aux maquereaux qu’ici durant notre séjour à Instanbul.
Nous continuons notre découverte d’Istanbul par la visite du grand bazar et du bazar à épices. Si les commerces sont tous les mêmes, ce qui en fait un lieu touristique à défaut d’authentique, le bâtiment vaut le coup d’œil. Les prix touristiques ne valent pas le coup qu’on s’y éternisent alors on sort dans les rues alentours pour le dénicher un foulard. Ça sera plus agréable que mon bonnet pour me couvrir la tête aux entrées des mosquées.
Alors que jusqu’à maintenant, nous n’avions pas quitté le continent européen, nous nous rendons en Ferry sur la rive asiatique, de l’autre côté du Bosphore. Istanbul côté européen et Istanbul côté asiatique, nous n’y voyons aucune différence, mais c’est tout de même rigolo d’être entre deux continents. Notre voyage en Asie se résumera à un dîner pour le moment, puisque nous retournerons sur le continent européen pour la nuit.
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Le lendemain matin, nous nous rendons directement vers le quartier juif Balat. On y voit les maisons colorées des anciens grecs, retranchés dans ce quartier après la prise de la ville par les ottomans.
Religieusement parlant, c’est l’un des quartiers les plus conservateurs d’Istanbul. Toutes les femmes sont vêtues de Burka. C’est très bien que j’ai acheté mon foulard hier ! Certains habitants d’Istanbul ne recommandent pas aux touristes de s’y rendre, car ils considèrent que c’est un quartier dangereux. Nous ne nous sommes pas sentis en insécurité une seule seconde. Certes, nous avons attiré quelques regards, mais c’est tout.
Nous nous rendons ensuite de l’autre côté de la ville, sur le continent asiatique pour visiter la mosquée du président Erdogannommée « çamlica ». Ouverte en mars 2019, il s’agit de la plus grande mosquée de Turquie. Sa taille complètement démesurée, ses extérieurs très bien soignés, sa localisation en hauteur et éloignée de tout autre construction font de cette mosquée un édifice majestueux. La vue d’en haut est splendide.
On déjeune dans un petit restaurant à côté. Ici, pas de menu, juste trois choix possibles : poulet, bœuf ou mélange des deux. On nous apporte ensuite notre viande accompagnée de riz, poivrons, tomates et pain à l’huile d’olive.
Nous allons ensuite admirer le coucher du soleil à Maiden Tower, une toute petite île qui abrite un phare.
Et on file vers le musée archéologique, notre dernière visite pour la journée. Malheureusement, le gardien ne nous laisse pas entrer, l’heure de fermeture étant trop proche.
On rejoint alors Marc et Victorien dans un restaurant Ouïgour pour le dîner. On termine la soirée en marchant dans la ville, et après un dernier jus de fruits frais, chacun prend la direction de son hôtel. Nous partons pour notre prochaine étape très tôt le lendemain matin, nous ne dormirons que trois heures cette nuit.




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