Le circuit de l’Annapurna : 10 jours dans l’Himalaya
- Emeline & Victor

- 5 mai 2022
- 15 min de lecture
Du 28 février 2022 au 09 mars 2022
Le Népal, le pays de l’Himalaya, on en rêvait depuis un moment… Alors l’inclure dans notre itinéraire du tour du monde était une évidence. Nous avions tellement entendu parlé de ces paysages magnifiques et de ce paradis pour trekkeurs, qu’il était tout simplement inconcevable qu’on passe à côté.
Dans cet article, on vous raconte notre expérience de dix jours sur le circuit de l’Annapurna, réputé pour être l’un des plus beaux circuits du monde !
Choisir le circuit
C’est bien beau de vouloir faire de la randonnée au Népal, mais choisir le parcours peut s’avérer difficile. Nous avons passé plusieurs jours à faire des recherches, nous nous sommes noyés dans une masse d’informations et résultat, lorsque nous avons atterri sur le sol népalais, nous ne savions pas encore quelle randonnée choisir. Nous hésitions entre Annapurna Base Camp et Annapurna Circuit. Après avoir écouté les arguments des différentes agences de voyage (qui nous proposaient Annapurna Base Camp de prime abord), notre choix s’est porté sur le circuit de l’Annapurna. Pourquoi celui-ci ? Car nous recherchions un circuit (et non un aller-retour, comme c’est le cas pour Annapurna Base Camp), avec un peu de hauteur et une grande diversité paysagère.
Choisir l’agence
Nous n’avions aucunement l’intention de partir avec une agence de voyage, et pourtant, nous nous sommes facilement laissé tenté. La fatigue de l’organisation et les problèmes que nous avons rencontrés en Inde ne sont certainement pas étrangers à cette prise de décision. Mais aussi, c’était la première fois que nous entreprenions une randonnée avec autant de hauteur (plus de 5000 mètres), et ne connaissant pas les effets de l’altitude sur nos corps, nous préférions être prudents. Après avoir négocié les prix avec trois agences de voyage différentes, on a signé avec Giri, le patron de Népal Mountain Adventure. Giri nous proposait l’itinéraire qui nous convenait le mieux, et était le moins cher. C’est aussi la personne qui nous a donné la meilleure impression durant nos négociations.
Le prix
Le circuit de l’Annapurna était inclu dans un package plus large englobant quelques jours dans la jungle népalaise, la visite de Lumbini, lieu de naissance de Bouddha, et enfin, des jours de détente à Pokhara. Voici les détails de ce package :
Chitwan : hôtel 3 nuits avec petit-déjeuner, déjeuner et dîner inclus, marche dans la jungle, canoë, visite de l’élevage d’éléphants, jeep safari, spectacle de danse traditionnelle, observation des oiseaux (+ 1 activité complémentaire à choisir).
Lumbini : hôtel 2 nuits avec petit-déjeuner
Circuit des Annapurnas avec guide pendant 13 jours (nuits + repas inclus)
Pokhara : hôtel 3 nuits (petits-déjeuners inclus)
Tous les transports en bus touristiques et bus locaux inclus
Prix d’appel du package : 180 000 roupies pour 2 (1 334€)
Prix final obtenu après négociation : 165 000 roupies pour 2 (1 200€). Extraire le prix exact du trek de ce package peut-être délicat, étant donné que nous ne connaissons pas la valeur exacte des jours passés dans la montagne. Si, toutefois, nous cherchons simplement à calculer le budget moyen par jour d’après le prix du package, ça donne environ 52 € par jour pour deux personnes (26€ par personne). Plus précisément, était inclu dans le prix :
Les logements durant le circuit,
Les repas (on avait le droit à un item du menu par repas, ce qui était largement assez suffisant en terme de quantité),
Un guide pendant 13 jours,
Les transports en bus et jeep,
Le permis (il est nécessaire d’avoir un permis pour faire de la randonnée dans l’Himalaya. Le prix de ce permis diffère en fonction de la région dans laquelle vous vous rendez et est absolument obligatoire puisque les points de contrôle sont fréquents),
La location de l’équipement (les crampons et une paire de gants).
Nous n’avons eu à notre charge (en plus du prix du package) uniquement les tasses de thé (à part celle du petit-déjeuner).
L’itinéraire
L’image ci-dessous représente le circuit de l’Annapurna que nous avons effectué.
A deux reprises, durant ce circuit, nous avons eu recours à un moyen de transport :
- le début entre Besisahar et Chame s’est effectué en jeep,
- le trajet entre Muktinath et Tatopani s’est effectué en bus local.
Il y a encore quelques années, ces deux parties s’effectuaient à pieds. Le pays cherche actuellement à développer cette région et a construit des routes sur les anciens chemins de treks. Désormais, il faut marcher de très longues heures sur la route, à côté des jeeps, des bus ou des camions, qui klaxonnent continuellement, font de la poussière et agissent comme si la route leur appartenait.

Le détail des étapes
Se rendre à Chame, point de départ du circuit
Comme expliqué plus haut, le circuit de l’Annapurna a bien changé ces dernières années. Alors qu’auparavant, le circuit commençait à Besisahar, il est possible maintenant d’atteindre directement Chame en jeep. Certains randonneurs font le choix de rejoindre Chame à pieds, comme à l’ancienne. C’est tout à fait possible, mais il faut s’y préparer : la route est longue (entre deux à trois jours), et pas très agréable puisqu’il faut marcher en bordure de route, à côté des jeeps qui circulent.
Pour rejoindre Chame depuis Besisahar, il faut compter une bonne journée de Jeep. Les paysages sur la route sont magnifiques et rien que cette montée en jeep est tout une aventure ! Vous aurez un aperçu de la diversité des paysages sur le circuit de l’Annapurna : vous traverserez de petits villages dans lesquels la Jeep s’arrête pour effectuer quelques livraisons de nourriture, vous verrez des rizières en terrasse, des cascades, des rivières à l’eau turquoise en contre-bas du ravin...
Abstenez-vous si vous avez le mal des transports, les routes sont dans un état déplorable, les secousses constantes durant l’intégralité du trajet. Arrivé à Chame, les conditions commencent déjà à être rudes (après tout, on est déjà à 2600 mètres d’altitude) : il n’y a pas d’eau chaude, car les tuyaux sont gelés et pas de chauffage dans les chambres. La seule source de chaleur est le poêle de la salle commune. Autant vous dire que ça nous met directement dans l’ambiance !
Étape 1
🗺 Chame (2670 m) -> Upper Pisang (3300 m) ↗️ 600 mètres ⏳5 heures 🥾16 km Difficulté : ⭐️ On quitte notre hôtel à 8 heures pour commencer notre ascension. Le village de Chame est charmant, on passe par une stupa et notre guide, Tek, nous enseigne la signification des couleurs des drapeaux bouddhistes : le bleu pour le ciel, le blanc pour le vent, le rouge pour le feu, le vert pour la terre et le jeune pour l’eau. S’il fait très froid au début, on se réchauffe vite en marchant. Cette première étape ne présente aucune difficulté. La vue sur les montagnes est énergisante, le soleil est présent tout le long de notre trajet. La boue est là aussi, résultat de la fonte de la neige. On déjeune dans un petit village qu’on croise, avant d’atteindre Upper Pisang, notre étape pour la nuit. Il est un peu plus de 13 heures lorsqu’on y arrive alors on a le temps de se reposer, de profiter du soleil et surtout, d’admirer l’Annapurna II qui se trouve juste devant nos yeux ! Vers 17 heures, Tek nous emmène visiter un temple bouddhiste. Nous passons notre soirée tous ensemble à chanter et boire au coin du poêle. De nouveau, nous n’avons pas ni eau chaude, ni wifi (ce qui sera le cas tout au long du circuit).
Étape 2
🗺 Upper Pisang (3300) -> Manang (3540 m) ↗️ 550 mètres ↘️ 400 mètres ⏳8 heures 🥾20 km Difficulté : ⭐️ Le ciel est magnifique à notre réveil, même s’il fait très froid. Comme la veille, nous commençons à marcher à 8 heures. Les vues sur les montagnes nous accompagnent tout au long de notre marche du jour. On s’arrête déjeuner à Nagwal, où un centre de test PCR rapide est installé au bord de la route. Le test est obligatoire, gratuit et totalement inattendu. Lorsqu’on reprend notre marche après le déjeuner, il nous reste encore 1h30 pour arriver à Manang. On les fera sous la neige 🥶 et en compagnie de quelques yaks, qui nous regardent passer depuis la montagne. Manang se situe à 3540 mètres d’altitude. Pour que notre corps s’acclimate à l’altitude, nous devons dormir à cette altitude au moins une journée. La plupart des agences de voyage, proposent à leurs clients d’effectuer une journée de repos à Manang. Notre agence, nous a proposé de faire des randonnées à la journée, plus haute en altitude afin d’encore mieux s’acclimater. C’est donc l’objectif de notre troisième étape.
Étape 3
🗺 Ice Lake (4620m) ↗️ 1100 mètres ↘️ 1100 mètres ⏳9 heures 🥾 15 km Difficulté : ⭐️⭐️⭐️ Lorsque l’agence nous a présenté notre planning pour ce séjour, il était prévu un jour d’acclimatation à Manang. Mais une acclimatation en béton puisqu’on nous a proposé d’aller voir le lac glacé situé à 4620 mètres d’altitude. L’ascension est difficile, surtout quand on arrive sur la fin, où la neige est épaisse et profonde. Tek a de la neige jusqu’aux genoux, et nous, on le suit de loin pendant qu’il trace le chemin (on est les premiers de la saison à venir jusqu’ici). On se fatigue vite, la neige est fraîche, heureusement, le ciel est bleu et le soleil est chaud. On finit cette ascension sur les genoux, la répartition de notre poids sur la neige nous permet d’avancer sans pour autant s’enfoncer dans la neige. Tek nous regarde, tout d’abord, dubitatif, puis amusé, et enfin se joint à nous. Bien sûr, le lac gelé étant… gelé et recouvert de neige, on n’en discerne que le contour. Mais la stupa présente tout en haut nous donne beaucoup de courage pour la descente ! Lorsque nous dînons, ce soir-là, Tek nous explique que nous devons modifier notre étape du lendemain. Notre itinéraire nous fait passer par Tilicho Base Camp. Le problème est qu’aucun hôtel n’a rouvert ses portes pour la saison en raison de la neige trop abondante. Nous devons donc directement nous rendre à Manang et se faisant, nous perdons deux jours de trek. Notre randonnée, initialement prévue pour 13 jours vient soudainement d’être amputée de deux jours, la réduisant ainsi à un total de 11 jours.
Étape 4
🗺 Manang (3540 m) -> Yak Kharka (4018 m) ↗️ 550 mètres ⏳4 heures 30 🥾 12 km Difficulté : ⭐️ Après la journée d’hier, plus rien ne peut nous paraître compliqué maintenant 🤣. Le trajet jusqu’à Yak Kharka nous paraît facile, même si on marche dans la boue. On y arrive pour le déjeuner. Cet après-midi, c’est sieste au soleil et hydratation à l’aide de thé. On est maintenant à plus de 4000 mètres, et surtout, on dort à 4000 mètres. Les premiers symptômes du mal des montagnes peuvent se faire ressentir. L’hydratation est importante à ce stade de notre parcours ! Tek est excrément vigilant, nous demande régulièrement comment nous nous sentons. Il nous met en garde, il est tout à fait normal si nous ne parvenons pas à dormir correctement à 4000 mètres d’altitude.
Étape 5
🗺 Yak Kharka (4018 m) -> High Camp Thorong (4650 m)
↗️ 700 m
⏳5h30
🥾6,5 km
Difficulté : ⭐️⭐️
On s’est bien hydraté la veille, mais on se réveille quand même avec un gros mal de tête. C’est désagréable, c’est comme avoir une gueule de bois sans pour autant avoir bu 😅.
L’ascension jusqu’au “high camp” (dernier hôtel avant le pass) nous paraît interminable et difficile. On est de nouveau dans la neige. Les symptômes du mal des montagnes sont de plus en plus forts, le mal de tête est présent du matin au soir, la respiration est plus rapide, bien que moins efficace et la fatigue corporelle est bien installée. Parfois nous avons la nausée. A ce stade, les personnes qui ressentent des symptômes trop importants ne montent pas plus haut.
Cet après-midi, c’est de nouveau hydratation. Tek nous recommande de nous reposer, mais de ne surtout pas dormir. Il doute qu’on puisse dormir correctement cette nuit alors il préfère qu’on garde le sommeil pour cette nuit. Demain, nous partons pour l’étape la plus importante de notre circuit : le pass de Thorong La.
Étape 6
🗺 High Camp (4650 m) -> Thorong La Pass (5416 m) -> Muktinath (3800 m) ↗️ 600 m ↘️ 1300 m ⏳8h30 🥾12 km Difficulté : ⭐️⭐️ On se réveille à 3h du matin, afin de partir à 4h30. Il est important de passer le point culminant (Thorong La Pass) avant 10h du matin. Après ça, le vent devient trop fort et il est beaucoup plus difficile et très inconfortable d’avancer. On se réveille avec un mal de tête tonitruant, qu’on essaie d’atténuer avec des Doliprane (ce qui fonctionne dans une certaine mesure). Tek nous ouvre le chemin, il fait nuit et les éventuelles traces des randonneurs précédents ont été effacées par la neige tombée durant la nuit. Tek fait un travail extraordinaire, sans lumière au début, il nous oriente vers le chemin le plus facile pour nous, nous partage son eau chaude, nous frotte les mains pour nous réchauffer les doigts. Le vent est tellement fort qu’on a l’impression que ce sont des lames de rasoir qui nous passent sur le visage. Tek nous cri de nous retourner dos au vent lorsqu’il est trop intense. On voit les premières lueurs du jour se lever. Bien que le paysage soit incroyable, nous ne le remarquons à peine, trop occupés à mettre un pied devant l’autre et à combattre le manque d’oxygène. Quelle joie quand on découvre qu’on a atteint le pass de Thorong La ! C’est le point culminant de notre trajet, 5416 mètres d’altitude, rien que ça.
Ce bon vieux pass de Thorong La, le pass le plus haut du monde accessible à l’Homme, on y est ! Tu nous as mis à l’épreuve, tu nous a fait trembler, tu nous as surpris et émerveillé, tu nous as beaucoup appris, mais on t’a finalement conquis certainement autant que tu nous as conquis ! Et même à moitié évanoui sur le sol en raison du manque d’oxygène, on ne peut s’empêcher de sourire face à cette étincelle de fierté qui réchauffe nos cœurs. Une étincelle qui devient un feu resplendissant à mesure qu’on entame notre descente. Si la montée a été difficile, la descente l’est également, mais pas à cause du mal des montagnes… La neige glisse, et même avec nos crampons nous avons du mal à rester sur nos deux jambes. Ça nous paraît interminable. Le chemin est très étroit et on sait bien qu’un pas de travers peut nous coûter très cher… Tout se passe bien, malgré quelques frayeurs 😨. On arrive à Muktinath en début d’après-midi. Et depuis le début de notre voyage, nous avons l’occasion de prendre une douche chaude (bon, c’est une douche payante, mais ça, on le saura trop tard !).
Étape 7 -
🗺 Muktinath (3800 m) -> Tatopani (1190 m) 🚙 80 km ⏳4 heures Aujourd’hui, on quitte le chemin de trek pour rejoindre Tatopani en bus local. Encore une fois, l’état de la route est un désastre, on est secoué dans tous les sens. Mais on finit par s’y faire (jusqu’au moment où nos fesses ne touchent plus nos sièges). La vue est belle. Certaines personnes décident de marcher entre ses deux destinations. Le chemin est le même que celui qu’emprunte le bus alors il faut aimer marcher dans la poussière et à côté du trafic 😬. On arrive à Tatopani en milieu d’après-midi. Et on est plus que prêt à aller profiter des sources chaudes qui font la réputation de cette ville. Pas de marche aujourd’hui, mais un bon bain chaud pour relaxer nos muscles. Ça nous fait un bien fou (surtout après tout ce temps sans eau chaude !).
Étape 8 -
🗺 Tatopani (1190 m) -> Shikha (1900 m) ↗️ 994 m ↘️ 331 m ⏳3h30 🥾13 km Difficulté : ⭐️⭐️ Après notre jour de repos d’hier (on a pris le bus), il faut maintenant se remettre en selle (ou plutôt en chaussures 🤪). Notre objectif est de rejoindre la ville de Ghorepani, pour ensuite pouvoir accéder à Poon Hill, la fameuse vue à 360 degrés sur le massif de l’Annapurna. Marcher directement de Tatopani à Ghorepani est un long chemin (très long chemin) qu’il est possible de diviser en deux jours. C’est l’option que Tek a choisie pour nous. Nous mettons trois heures trente à atteindre Shikha, la ville du milieu 😆. Le chemin est bien entretenu, nous sommes étonnés par le nombre d’escaliers en pierre. Nous croisons des petits villages, voyons des cultures en terrasses, des singes, des buffles et des vaches, et plein de rhododendrons, dont l’odeur accompagne notre ascension. Tout ça avec en toile de fond les montagnes enneigées du massif de l’Annapurna évidemment !
Étape 9 -
🗺 Shikha (1900 m) -> Ghorepani (2850 m)
↗️ 875 m
↘️ 57 m
⏳3h
🥾 9,3 km
Difficulté : ⭐️⭐️
8h30 du matin, nous commençons notre deuxième journée de randonnée vers Ghorepani. Les paysages sont plutôt similaires à ce qu’on a pu voir hier. De nouveau, c’est un nombre important d’escaliers qui nous attend. Nous sommes tellement contents lorsqu’on atteint la porte de Ghorepani. Mais tellement découragé lorsqu’on se rend compte que ce n’est pas parce qu’on a passé la porte qu’on a véritablement atteint le village. Il nous reste encore 100 mètres d’ascension à parcourir.
De nouveau, on se retrouve les pieds dans la neige !
Cet après-midi, c’est déjeuné au soleil et sieste, avant d’aller dîner dans la salle commune, près du poêle.
Étape 10 -
🗺 Ghorepani (2850) -> Poon hill (3210 m) -> Ulleri (2055 m) -> Pokhara
↗️ 360 m
↘️ 1500 m
⏳10h (temps de trek et de jeep inclus)
🥾14 km
🚙 52 km
Difficulté : ⭐️
On se réveille très tôt, à 5 heures du matin, pour aller observer le lever de soleil sur Poon Hill. “Poon hill” signifie “la colline des Poon”, nom donné aux habitants de la région. On a environ 45 minutes d’ascension depuis notre hôtel pour y arriver.
Évidemment, le spectacle vaut le détour. Là-haut, il est possible de boire un thé ou un café pour se réchauffer un peu. De Poon Hill, on a une vue à 360 degrés sur (presque) tout le massif de l’Annapurna. C’est une conclusion idéale à ces 10 jours de randonnée dans la montagne (même si ça nous paraît rude de nous lever de bon matin pour grimper environ 400 mètres, sans avoir déjeuné).
On reste un peu, on observe les montagnes et le soleil monter progressivement dans le ciel.
Après la descente, on s’arrête prendre un petit-déjeuner avant d’entamer les 1500 mètres de descente vers la ville d’Ulleri.
Depuis Ulleri, nous prenons une jeep qui nous emmène directement à Pokhara.
cette étape marque la fin de notre circuit !
***
Bilan
🏔 Les paysages Nous avons choisi le circuit du massif des Annapurnas pour sa variété des paysages. Nous n’avons pas été déçus. Nous sommes passés de la forêt aux montagnes enneigées, des petits villages de montagnes aux monastères et stupas bouddhistes, des glaciers aux cultures en terrasses… 💪 La difficulté Aucune difficulté à signaler sur le terrain en lui-même qui est accessible à des randonneurs occasionnels. Notons quand même que notre escapade au lac glacé n’a pas été évidente, mais il s’agit là d‘une excursion facultative. Nos principales sources de difficultés ont été les conditions météorologiques très froides (j’en parle juste en dessous 👇) et le mal des montagnes 😵 (qui a commencé à partir de 4000 mètres et n’a cessé d’augmenter jusqu’au pic de Thorong La). Même si nous nous étions acclimatés et avions bu beaucoup de thé, ça reste aléatoire et les symptômes peuvent être plus ou moins importants selon les personnes. Nous vous recommandons donc d’être particulièrement à l’écoute de votre corps durant ce trek et de ne pas continuer si vous ne vous sentez pas assez en forme. Pour plus de sécurité, vous pouvez aussi vous faire accompagner d’un guide, qui saura vous aiguiller sur vos symptômes. ⛅️ La météo Le mois de mars est celui de l’ouverture de la saison de trek au Népal. Ça ne veut pas dire que vous ne pouvez pas faire de randonnée en dehors de cette saison, mais ce n’est pas recommandé, car les conditions météorologiques ne permettent pas d’accéder à tous les endroits. De plus, certains hôtels sont fermés en dehors de cette saison. Pour nous qui avons réalisé ce circuit tout début mars, les conditions ont été très difficiles. Le froid peut être parfois extrême, notamment lorsqu’il est accompagné de vent. Le manque d’accès à l’eau courante (car le réseau d’eau est gelé) et la quasi-impossibilité d’obtenir de l’eau chaude (pour se laver) a largement compliqué notre expérience. Il ne faut pas oublier la neige, encore très présente à cette période. Marcher dans la neige sans getters signifie avoir les pieds mouillés, ce qui peut être très désagréable au bout d’un moment. De plus, qui dit neige, dit fonte et donc boue. Nous avons beaucoup pataugé dans la boue durant ce circuit. Nous avons été tout de même très chanceux, il a fait beau la plupart du temps ☀️. 🏠 Les logements Lorsqu’on a réservé notre séjour avec une agence locale, le représentant n’arrêtait pas de nous parler des “tea houses” dans lesquelles on dormirait, car seuls logements disponibles dans les montagnes. On ne savait pas trop à quoi s’attendre, à part un confort sommaire. Finalement les “tea houses” en question se font elles-mêmes appeler “hôtel”. Il n’y a pas de chauffage dans les chambres. La seule source de chaleur est le poêle de la salle commune, généralement allumé à partir de 17h. C’est aussi le lieu où tout le monde se rencontre, fait sécher ses chaussures, chaussettes et autre équipement… Les toilettes et salles de bains peuvent être incluses dans la chambre où peuvent être communes (c’est le cas du seul hôtel du High Camp de Thorong La). Il ne faut pas compter sur une chasse d’eau, mais sur un seau d’eau à côté des toilettes (vous avez de la chance si l’eau n’est pas gelée dans le sceau). Souvent, les hôtels mettent à disposition deux couvertures en plus de l’utilisation de son propre sac de couchage. Et croyez-moi, malgré ça, le froid se fait parfois ressentir. Plus on monte en altitude, plus le prix de la nourriture est cher. C’est flagrant si vous comparez le prix d’une tasse de thé à Katmandou ou Pokhara (entre 25 et 30 roupies) et le prix d’une tasse de thé dans les hauteurs (qui peut atteindre jusqu’à 90 roupies). Le prix reste tout de même acceptable pour nos budgets européens. La nourriture est toujours fraîche, c’est pourquoi votre plat peut être long à arriver. 🧍🏽♂️Le guide Nous n’aurions pas pu réaliser l’ascension de Thorong La sans guide. D’une part, parce qu’à cette saison, l’enneigement fait que le chemin n’est pas tracé et donc non repérable (surtout dans la nuit). D’autre part, parce que sans guide, nous n’aurions pas pris le risque de continuer notre ascension avec de tels symptômes du mal des montagnes. Le fait est que nous avions une totale confiance en Tek et qu’il a su parfaitement gérer la situation, tout en gardant la tête froide. Il a toujours pris le soin de trouver pour nous le meilleur chemin, et de renforcer notre courage dans les moments les plus durs. Avoir un guide ça signifie aussi comprendre mieux les us et coutumes des personnes vivant dans l’Himalaya, mais aussi des Népalais en général. C’est apprendre sur la faune et la flore, c’est pouvoir donner des noms aux montagnes qui nous entourent et enfin pouvoir obtenir plus de faveurs dans les hôtels (par exemple, un verre d’eau chaude gratuit avant d’aller au lit, une couverture supplémentaire dans la chambre, etc.). Cependant, tous les guides n’ont pas une conscience professionnelle aussi développée que celle de Tek, nous avons pu en faire l’expérience à de multiples reprises… Lien du site de voyage de l’agence avec qui nous sommes partis : https://www.tripadvisor.co.uk/Attraction_Review-g293890-d23826163-Reviews-Nepal_Mountain_Adventure-Kathmandu_Kathmandu_Valley_Bagmati_Zone_Central_Region.html
Demandez Tek, c’est le meilleur guide qu’on ait jamais eu 😉


































































































































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