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La Croatie du Sud : Split, Dubrovnik et Ston

  • Photo du rédacteur: Emeline & Victor
    Emeline & Victor
  • 9 nov. 2021
  • 8 min de lecture

Du dimanche 31 octobre 2022 au mercredi 03 novembre 2022

Split

Ce matin marque la fin de notre road-trip en Croatie, nous rendons la voiture de location à l’agence. Mais ce n’est pas la fin de notre séjour en Croatie pour autant, il nous reste encore quelques merveilles à découvrir, dont la ville dans laquelle nous nous trouvons actuellement, Split. Nous y resterons deux jours et deux nuits.

Après avoir déposé nos affaires dans notre location, nous nous dirigeons vers un street food qui propose de très bon Cepavici, le burger typique des Balkans. On déguste le tout face à la mer. Et on aperçoit exactement le même paquebot de croisière, qu’on a vu à Zadar. Évidemment, ça gâche un peu le paysage, mais on est tout de même chanceux : imaginez un instant le nombre de paquebots qu’il y a en pleine période estivale ?

Nous nous dirigeons ensuite vers l’un des parcs de la ville qui, situé sur une colline, nous permet d’avoir une vue panoramique sur Split. Il fait très beau, très chaud pour la saison, cette balade est un régal. Sur notre chemin de retour vers la vieille ville (où nous sommes attendus pour une visite gratuite du palais de Dioclétien), nous nous arrêtons sur la plage pour admirer le coucher de soleil. On est dimanche, les locaux sont de sortie, on voit des jeunes en train de boire un verre sur la plage, des retraités qui promènent leur chien, des parents qui jouent avec leur enfant, des couples qui font du roller et du vélo, des personnes seules assises au bord de l’eau pour lire un livre, et des gens qui nagent tranquillement.




Arrivés à notre point de rendez-vous pour notre visite guidée, nous recevons un mail : la visite est annulée dû au manque de participants. C’est vraiment dommage, c’est tellement plus facile de rentrer dans l’histoire d’une ville quand un spécialiste nous la raconte. Et ce n’est pas par hasard si les villes que j’ai préférées jusque-là sont celles où j’ai pu mettre en parallèle les monuments avec le contexte qui l’accompagne. Pour Split, c’est un peu différent, car même sans connaître tout le contexte historique, c’est une ville très facile à aimer (du moins la vieille ville). Les bâtiments sont absolument majestueux, et on ne cesse d’être surpris. On s’amuse, on se promène dans les ruelles. Victor cherche les meilleurs points de vue pour ses photos, tout en pestant quand quelqu’un ose se mettre dans son champ de vu. Le club de danse en visite dans la vieille ville ne lui rend pas la tâche facile, ni la femme en doudoune jaune qui s’arrête devant chaque personne pour leur proposer une visite guidée de la ville. Et oui, Split est évidemment très touristique et encore une fois, nous avons de la chance de visiter en dehors de la pleine saison.



Le lendemain, nous restons à Split, mais nous changeons de logement. J’en suis ravie, car je n’ai pas pu prendre de douche hier, en raison d’un problème de chauffe-eau dans notre location.

Aujourd’hui, nous souhaitons prendre un peu de temps pour nous poser et organiser la suite de notre voyage, c’est-à-dire, notre arrivée imminente en Bosnie. Et nous voulons aussi nous coucher tôt, car demain, nous partons très tôt pour Dubrovnik.

Finalement, la journée repos, se transforme en journée visite. Nous avons vu les monuments de nuit, nous aimerions quand même les voir de jour. De plus, nous n’avons pas pris le temps d’explorer les alentours de la vieille ville. C’est le 1er novembre, beaucoup de magasins sont fermés, ce qui est parfait pour nous, car ça signifie peu de monde dans les rues.



Nous dînons dans un café qui propose des burgers (pour Victor) et des salades (pour moi). Depuis le début de notre tour du monde, je suis en manque de légumes. Pour ça, je suis pressée d’arriver en Bosnie, je sais que leur nourriture typique est beaucoup plus axée sur les légumes (c’est d’ailleurs un pays friendly pour les végétariens). La nourriture est bonne, malheureusement, nous sommes gênés par l’odeur de la fumée de cigarette des personnes à quelques mètres de nous. En Croatie, comme en Slovénie et en Bosnie, nous le découvrirons quelques jours plus tard, il est autorisé de fumer dans les cafés et restaurants.

Sur le chemin de retour à notre logement, nous trouvons un restaurant spécialisé dans les pancakes (ce qu’ils appellent pancakes, ce sont des crêpes, comme on les appelle en France). C’est quelque chose par ici : on a déjà vu plusieurs restaurants de ce type. Alors on choisit une crêpe (car on n’a plus très faim), qu’on partagera de retour dans notre logement. Et heureusement que nous n’avons pas pris plus, vu la taille des portions. Malgré tous nos efforts, nous ne réussirons pas à terminer. Peut-être pour le petit-déjeuner demain matin ?




Dubrovnik

Et bien, non plus pour le petit-déjeuner, car quand on se lève à 4h du matin, pour prendre le bus à 5h, l’estomac encore endormi, n’a absolument pas envie d’être gavé de crêpes au chocolat.

On arrive à Dubrovnik vers 9h et on attend sagement dans un café qu’il soit 11h, pour prendre un Uber et rejoindre le logement que nous avons loué pour deux nuits. Lorsque nous regardons le prix du Uber, ça nous semble tout à fait respectable (36 kunas, soit environ 5 euros). Lorsque nous recevrons le détail de la course, quelques heures plus tard par mail, nous découvrons que nous avons finalement été facturés 56 kunas (soit environ 7 euros). Le chauffeur a ajouté des pénalités d’attente (le temps qu’on traverse la route pour le rejoindre apparement), et a préféré faire un long détour plutôt que faire demi-tour. Pas facile de se rendre compte de tout ça, quand on n’est pas du coin !

Le logement que nous avons est super : la vue du balcon sur la mer et la vieille ville de Dubrovnik en contre-bas est splendide ! Je suis ravie de dormir ici pendant deux nuits.

Nous déposons nos sacs, mangeons un rapide casse-croûte, puis nous partons à la conquête du fort impérial, perché sur le mont Sdr qui culmine à 1362 mètres d’altitude. Il y a deux moyens pour y aller : soit on prend le téléphérique, qui permet d’y arriver en 15 minutes et qui coûte 230 kunas par personne (environ 33 euros), soit on prend ses petites jambes, qui permettent d’y arriver en 30 minutes (d’après les locaux, car j’ai plus l’impression que c’était 50 minutes), et qui coûtent au moins 300kg/cal par personnes. Bien entendu, nous sommes montés à pieds. Sur notre route, Jésus sur son chemin de croix nous accompagne (des gravures illustrants les étapes du chemin de croix du Christ sont positionnées régulièrement le long du chemin). Et à l’instar de Jésus, j’ai l’impression de porter ma propre croix (et elle pèse une tonne aujourd’hui). Cette montée m’a paru interminable. J’ai la sensation d’être une limace avec des pattes d’éléphant. Je vis littéralement l’un de ces cauchemars, où l’on voit le but à atteindre sans jamais y parvenir réellement. Le manque de sommeil (on a dormi 4 heures), additionné à la chaleur et à un déjeuner trop léger expliquent, je pense, mon état à ce moment-là. Je n’ai jamais été aussi ravie d’atteindre un sommet ! La vue de là-haut est évidemment très jolie, mais reste moins impressionnante que certaines vues qu’on a pu avoir durant notre ascension.

Ce qui est vraiment impressionnant, c’est le fort Impérial (Tvrotava Imperial). Sa construction commence en 1806 par les troupes françaises, lorsque Napoléon juge utile de mettre en place un système de défense, inexistant jusqu’alors, tandis qu’il se bat contre les Russes et les Monténégrins. À la chute de Napoléon, Dubrovnik appartient aux Autrichiens, qui font agrandir le fort. Finalement, ce système de défense aura un fort intérêt stratégique pour les Croates, lorsqu’ils se battront pour leur indépendance face à la Yougoslavie de 1991 à 1995.



On redescend ensuite vers la vieille ville, pour nous rendre directement au port. On aimerait pouvoir nous rendre sur l’île de Lokrum qui fait face à Dubrovnik. Ses petites criques la rendent magnifique et seraient parfaites pour un petit bain. Malheureusement, on voit le bateau navette qui ne navigue pas à cette période de l’année.

Nous nous rendons alors sur la plage de la ville (qui n’est pas une plage à proprement parler, mais plutôt un ensemble de passerelles aménagées et adossées aux remparts). On reste quelques minutes pour observer le soleil qui descend à l’horizon.

Pour terminer notre journée, nous nous promenons dans les rues de la ville. On voit les escaliers de la célèbre “marche de la honte” de Cersei dans Game of Thrones. Honnêtement, je les reconnais uniquement grâce aux écriteaux touristiques en bas des marches. Dubrovnik, comme Split d’ailleurs, sont très connues pour les lieux de tournages de la série. Il faudrait que je regarde de nouveau la série en détail pour les identifier. Mais en se baladant dans la vieille ville, on comprend très bien le choix de ce lieu de tournage. C’est vrai qu’on a la sensation de faire un bond en arrière dans le temps.



Ce soir, c’est Victor qui cuisine à l’appartement. C’est sommaire, car nous n’avons pas tous les ingrédients nécessaires, mais très bon !

Ston

Pour ce dernier jour en Croatie, nous voulions faire l’un des monuments les plus étonnants du pays : la muraille la plus grande d’Europe et la deuxième muraille la mieux conservée au monde.

On prend donc le bus pour nous rendre à Ston. Ce qu’on n’avait absolument pas prévu, c’est que le bus nous dépose à plus de deux kilomètres de la ville en question, en bordure de route. Pas le choix, pour rejoindre la muraille, nous devons parcourir les deux kilomètres à pieds, sur une route départementale (donc sans trottoir) avec sur le bas-côté des épines (qui restent plantées dans mon pantalon) et des poid-lourds qui passent à toute allure à côté de nous. La seule chose qui nous rassure, c’est qu’on voit déjà la muraille de loin, très impressionnante, ce qui veut dire, d’une part, qu’on est dans la bonne direction et, d’autre part, que ça vaut vraiment le coup de continuer. On arrive à Mali Ston (qui signifie “petite Ston”) plus d’une heure après notre arrivée en bus. Et comme il est déjà tard (plus de 13 heures) et que la muraille ferme à 15 heures, nous préférons débuter notre visite tout de suite. La muraille relie Mali Ston à Ston, nous nous arrêterons donc déjeuner à Ston, ce qui est parfait puisque c’est également le point de départ de notre bus retour.

Alors qu’elle mesurait 7 km à sa construction, la muraille mesure actuellement 5,5 km et avait pour but de protéger la péninsule d’éventuels envahisseurs. Plus nous montons et plus nous avons l’impression de dominer toute la péninsule. C’est grandiose ! C’est à ce moment que le vent se lève, et que les gouttes commencent à tomber, doucement au début puis de plus en plus fort. Nous revêtons notre équipement de pluie, qui, nous le savons va nous être d’une grande utilité les prochains jours. Et effet, ce n’est que le début de la tempête. Parfois, on est obligé de s’arrêter un moment pour laisser passer une bourrasque de vent, avant de reprendre notre route. Pas étonnant qu’en bas du mur, on trouve des chapeaux, des lunettes de soleil ou encore des parapluies. Les escaliers deviennent glissants, ce n’est pas très rassurant.




Alors pour se féliciter de notre effort du jour (et pour se mettre à l’abri), nous nous arrêtons dans un restaurant pour déjeuner.

Nous passons le restant de notre après-midi dans un café, à attendre 18h, l’heure du départ de notre bus à Dubrovnik. C’est l’occasion pour Victor de goûter le Rakija, l’alcool national des Balkans.

Le vent dehors reste impressionnant : nous expérimentons le fameux Bura, un vent du nord-est, très présent dans le bassin adriatique, notamment en hiver.

Nous sommes contents de rentrer tranquillement à notre appartement, où on voit la mer agitée frapper contre les remparts de la vieille ville de Dubrovnik.

Dovidenja la Croatie, demain, nous partons explorer la Bosnie !

3 commentaires

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Micky-Mireille Solano
Micky-Mireille Solano
10 nov. 2021

Don't trust Uber please ..they just want to make money....please...!!!

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Micky-Mireille Solano
Micky-Mireille Solano
10 nov. 2021

So early to start the day...!!!

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Micky-Mireille Solano
Micky-Mireille Solano
10 nov. 2021

Be patient Victor...!!!

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