Quatre jours en Bulgarie
- Emeline & Victor

- 29 déc. 2021
- 6 min de lecture
Du 02 décembre 2021 au 06 décembre 2021
Nous quittons la Macédoine du Nord en direction de la Bulgarie. Le trajet est plutôt sympathique, nous rencontrons Marc et Victorien, deux jeunes diplômés français avec qui nous allons faire un bout de chemin.
Le passage de frontière s’effectue sans aucune difficulté (maintenant que nous sommes vaccinés, tout va bien) et nous arrivons à Sofia vers 22h30.
Sofia
Dès notre arrivée à Sofia, le ton est vite donné. Nous tentons d’obtenir un taxi pour nous rendre à notre logement. Le taxi en question, un vieil homme, ne semble pas connaître l’adresse que nous lui indiquons. Un autre homme, un peu plus jeune, regarde à son tour l’adresse et discute en retour avec le vieil homme pour lui indiquer l’adresse. L’homme nous indique la course nous coûtera 10 Levs (soit environ 5 euros), lorsqu’un jeune homme, apparaît soudain et se mêle à la conversation, nous disant que ça fera 10 euros. Nous lui expliquons, alors, qu’on vient juste de nous dire que la course coûte 10 Levs et qu’on ne comprend pas pourquoi le prix double sans aucune raison. Très peu aimable, il répète « 10 euros ». Le vieil homme semble, de toute manière, s’être endormi dans son taxi. Nous décidons donc de faire le trajet à pieds.
Ce manque de bienveillance, cet accueil froid et distant, nous allons y être confronté à plusieurs reprises durant les 4 jours que nous passerons en Bulgarie. Heureusement, nous avons quand même rencontré quelques personnes prêtes à nous sourire et nous aider, mais c’est loin d’être la majorité.
Lorsqu’on arrive à notre logement, nous sommes contrariés de constater que le gérant fume dans les parties communes (salle à manger, couloirs). On sent la fumée jusque dans notre lit, ce qu’on trouve particulièrement désagréable. Il était pourtant précisé que c’était un lieu non-fumeur sur Booking!
Depuis le début de notre tour du monde, la fumée de cigarette dans les logements et les restaurants est LA chose qui nous embête le plus. On est loin de se douter qu’on est plus que chanceux, en France, concernant les lois d’interdiction de la cigarette dans les lieux publics.
Le lendemain matin, nous petit-déjeunons dans un charmant café (non-fumeur !), puis nous rejoignons le centre-ville de Sofia, pour notre visite guidée de la ville (ça commence vraiment à devenir une habitude). Marc et Victorien (les deux jeunes diplômés bordelais qu’on a rencontrés dans le bus la veille) se joignent à nous pour cette journée.
Au cours de cette visite, nous apprenons l’histoire de la ville de Sofia et plus largement, celle des bulgares. Nous voyons la cathédrale Saint-Alexandre Nevski, l’église orthodoxe de Sveti Sedmochislenitsi, la statue de Sainte-Sofia, l’église de Saint-Georges Rotunda, l’église russe Saint-Nicolas, l’église Sainte-Sofia, l’ancien quartier général du Parti communiste, etc.
Nous voyons également le musée de la ville, qui a été construit sur les anciens bains alimentés naturellement par les eaux thermales. Non loin du musée, on voit de nombreuses fontaines d’eau chaude naturelle. On y remplit même notre gourde !
Une fois la visite terminée, nous nous rendons dans une auberge pour nous restaurer de l’autre côté de la ville. Cet après-midi, nous prenons le temps d’observer plus en détails certains monuments vus durant la visite guidée. Nous nous promenons ensuite au marché de Noël, où nous dégustons un verre de vin chaud à la myrtille (qui était bien trop sucré).
Nous allons ensuite à la gare routière dans l’intention d’acheter un billet de bus pour nous rendre dans la ville de Koprivchtitsa, où se trouve une petite ville à l’architecture typiquement bulgare. Les guichets sont très nombreux, nous demandons donc à la standardiste du guichet d’informations, qui, sans un regard nous réponds « non ». Apparemment, il n’existe pas de trajet direct pour aller à Koprivchtitsa depuis Sofia. Nous demandons à la standardiste de nous indiquer dans quelle ville nous devons nous rendre pour ensuite prendre une correspondance pour atteindre notre objectif, Koprivchtitsa. De nouveau, nous obtenons un « non ». Pas très aimable cette dame aujourd’hui !
Après quelques minutes de réflexion, nous prenons la décision de nous rendre à l’étape suivante, Plovdiv. Et il est possible de réserver un billet de bus pour cette destination (youpi !).
Ce soir, nous sortons dans un bar puis dans un club où nous dansons en compagnie de Marc, Victorien et l’une des volontaires qui travaille dans l’auberge de jeunesse dans laquelle ils logent.
Plovdiv
Après une courte nuit dans notre chambre (ou plutôt notre fumoir), nous prenons notre bus direction Plovdiv, la deuxième plus grande ville de Bulgarie située à 150 kilomètres à l’Est de la capitale.
La température à Plovdiv est beaucoup plus agréable, ce qui nous met en joie pour découvrir les richesses que la ville nous offre. Elle a été nommée capitale de la culture de l’UE en 2019, titre tout à fait mérité !
Nous nous promenons parmi les maisons centenaires du vieux centre ville. Nous voyons le musée de l’ethnographie, l’ancien théâtre, la colline “Nebet” et ses ruines à la vue panoramique sur la ville et la patinoire de Noël, qui est sous aucun doute la plus grande patinoire à glace naturelle que nous avons vus jusqu’à présent.
La ville est très animée, et les décorations de Noël sont magnifiques. Les nombreux street-arts aussi ! C’est très plaisant de s’y promener la nuit. Plovdiv est définitivement notre coup de cœur bulgare !
Burgas
Le lendemain matin, nous prenons un train direction Burgas, une ville située à l’extrémité Est du pays, juste à côté de la mer Noire. Le trajet, d’une durée d’au moins cinq heures est interminable. Le train est lent, fait de longs arrêts fréquemment et n’est pas chauffé. Au bout d’une heure, on a l’impression d’être dans un frigo. On prend notre mal en patience, je finis ma nuit et Victor regarde une série. On arrive à notre destination en début d’après-midi.
Nous avons prévu de rester deux nuits à Burgas et c’est largement suffisant, car il n’y a pas grand-chose à y faire. Le tour de la ville est fait rapidement en une demi-journée.
Le jour suivant, nous réalisons un test PCR, obligatoire pour notre entrée en Turquie (nous avons reçu notre deuxième injection il y a moins de 14 jours). Nous déjeunons dans un restaurant chinois, dont le service est déplorable, mais les portions tellement énormes qu’on aura assez à manger pour ce soir aussi. Victor est particulièrement dépité de la qualité du service et encore plus énervé quand, au moment de payer, la serveuse refuse dans un premier temps de lui rendre sa monnaie. Visiblement, elle a décidé de se payer elle-même son pourboire ! Loin d’être satisfait, Victor attend qu’elle lui rende sa monnaie. C’est sûr, qu’un pourboire, elle n’en aura pas ; enfin, pas plus que les 1 euros qu’elle ne nous rendra pas.
Pour oublier tout ça, nous allons nous balader le long de la mer noire, jusqu’à un lac réputé pour son eau sulfurée, qui lui confère une couleur rosée.
L’été, beaucoup de gens viennent ici pour faire des bains de boue. Et on comprend bien pourquoi quand on voit l’état du chemin (nos chaussures s’en souviennent encore !). Il y a tellement de boue que ça s’accumule sous nos semelles. Nos chaussures pèsent une tonne, mais on décide d’aller jusqu’au bout du chemin quand même, Victor a repéré une route sur son téléphone, que l’on pourrait rejoindre pour prendre un bus. On marche dans cette boue pendant environ 45 minutes et lorsqu’on arrive enfin à la route, on découvre qu’il s’agit d’une autoroute (ça ce n’était pas précisé sur le téléphone). L’arrêt de bus se situe de l’autre côté de cette route. Et comme il n’est pas question qu’on traverse cette autoroute (j’y pose mon véto), on marche quelques mètres sur le bord de route avant de rejoindre un chemin, moins boueux, et de rebrousser chemin à pieds.
Arrivé de nouveau dans le centre de la ville, on s’offre le plaisir de déguster une gaufre à la glace et aux Kinders. Depuis Plovdiv, on voit régulièrement des gens en manger dans la rue, on ne pouvait pas y résister plus longtemps !
Nous passons notre soirée à la gare routière, où on mange les restes de notre repas de ce midi et où on attend patiemment notre bus, qui part à 23h59 pour notre prochaine destination : Istanbul, en Turquie.
Dovijdanye la Bulgarie, demain, nous nous réveillerons en Turquie !














































































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